Dernières nouvelles


Mise en sécurité du site

Après la mise en place d'un portail, l'installation de bureaux et de sanitaires pour accueillir des gardiens, la mise en sécurité du site se concrétise en ce mois de juillet. La société Mines du Salat et toujours en attente de l'autorisation Préfectorale, pour commencer les études, sur la présence d'amiante dans l'air de la mine.



La veille de la réunion de la CLICS (21 mars 2017), la commune de Couflens a déposé au Tribunal Administratif de Toulouse une requête aux fins de référé suspension à l’encontre du ministère de l’Économie et des Finances qui a accordé le Perm de Couflens. Les associations Couflens- Salau Demain, Le Comité Écologique Ariégeois et l’association Henri Pézérat participent à cette démarche.
Les requérantes sollicitent la suspension, dans l’urgence, de l’arrêté du 21 Octobre 2016 accordant le PERM à la société Variscan Mines, publié le 11Février 2017 au Journal Officiel.
Sur l’urgence, les requérantes mettent en avant que si les travaux de recherche devaient commencer, il est indéniable que les dommages causés à l’environnement, la faune et la flore présenteront un caractère grave et irréversible pendant plusieurs années. De même, la santé des travailleurs et des habitants à proximité serait en danger immédiat du fait de la présence avérée d’amiante.
Dès la prise de connaissance de ces informations, le bureau de PPERMS s’est réuni le 27 mars pour envisager une stratégie à adopter. Les membres du bureau ont regardé des photographies prêtées par l’Ariégeois Magazine attestant de nombreuses sources de pollution à l’intérieur de l’ancienne exploitation (en particulier la présence de transformateurs électriques pouvant encore contenir du pyralène).
Au vu de ces éléments et persuadés que la plainte déposée par la commune de Couflens n’a pour d’autre objectif que de s’opposer, par tous les moyens, à la réouverture de l’ancienne exploitation, le bureau de PPERMS décide d’opposer « une requête au fond aux plaintes déposées par la mairie de Couflens ».
Le Conseil d’Administration de PPREMS s’est réuni le 14 avril pour entériner la décision du bureau.
Le juge des référés a fixé l’audience au 19 avril 2017.
En date du 27 avril 2017, il a été porté à notre connaissance que la requête de la commune de Couflens et des associations associées est rejetée.



Danger de la Mine de Salau !                                     Et s'il n'est pas là où on le cherche ?


Suite à l'intervention du Dr Jean Louis Causse lors de la CLICS du 22 mars 2017 à la Préfecture de Foix, sur des dangers liés à l'ancienne exploitation de la Mine de Salau, nous lui avons demandé de nous communiquer ces documents pour pouvoir vous informer immédiatement, en attendant la parution prochaine d'un nouveau numéro de l'Ariégeois Magazine.



Danger de la Mine de Salau !                                 La grande Intox ?


Les liens présents dans ce rapport vous permettent d'accéder directement aux documents de référence.


Toujours fidèles à notre démarche de transmission d’informations,  nous vous proposons  ce dossier dans lequel nous tentons d’éclairer de la façon la plus objective possible, un certain nombre de points mis en avant par les opposants au projet d’exploration de la mine de Couflens Salau. 

 

- La présence d’arsenic dans les stériles de l’ancienne exploitation vient de se rajouter aux multiples dangers  annoncés par les opposants au Permis de Recherche. Qu’en est-il 

     * Dans le rapport du BRGM de Décembre 1982 « Constat d’impact de trois mines souterraines » Dossier 2 « Le cas de la mine de Salau » par Mr MAUBERT, il est indiqué page 13 « La minéralisation »  la présence d’arsénopyrite. Cette arsénopyrite est contenue dans la gangue de la scheelite. Ce n’est que par un traitement en laboratoire que l’on peut obtenir de l’arsenic qui à une certaine époque, se trouvait dans la mort aux rats. L’arsénopyrite est insoluble dans l’eau.

- En ce qui concerne la présence ou non d’amiante sur le site concerné, et afin d’obtenir une connaissance la plus éclairée possible, nous nous basons sur des études récentes, et sur le questionnement d’un hydrogéologue connaissant  le terrain :

      * Rapport GEODERIS « Etude sanitaire et environnementale sur le secteur de Pic de la Fourque (09) », du 15/12/2015 sur des études  réalisées en septembre 2011.

      *  Etudes réalisées par le professeur  E. MARCOUX   Professeur Classe Exceptionnelle en Géologie à l’Université d’ Orléans  et le professeur P. D’ARCO Professeur des Universités à l’Université Pierre et Marie Curie PARIS VI  sur des échantillons prélevés le 27/08/2015 en présence d’un Huissier de Justice. 

Ces études ne font pas apparaitre de présence d’amiante.

       * Nous avons rencontré à deux reprises, Mr Alain Mangin, hydrogéologue reconnu, ancien Directeur du CNRS de Moulis (09), ayant fait des études sur l’hydrologie du massif de La Fourque (massif où se situe l’ancienne exploitation), dans les années 1970, pour le BRGM.        

      Lors de ces deux rencontres, la première à titre privé, la seconde, lors d’une réunion avec l’association « Les amis du PNR des Pyrénées Ariégeoises »,  Mr Mangin nous a certifié que géologiquement parlant, il était impossible qu’il y ait de l’amiante dans cette zone.

Toutefois, nous resterons très  attentifs aux résultats des analyses que s’est engagée de faire la société Variscan Mines  lors des phases d’exploration. Ces  recherches sont mentionnées sur le PER  page 63 chapitre 2.1- Géologie et suivi des travaux.  Il y est stipulé qu’il y aura «des  recherches systématiques dans tous les anciens travaux et la nouvelle galerie de traces de radon ou d’amiante».  

Nous avons également l’assurance de Mme LAJUS, Préfète de l’Ariège, qu’elle «demanderait, le cas échéant, la mise en œuvre d’une tierce expertise » concernant l’amiante.  Courrier en date du 08/01/2016.

- Concernant le taux d’empoussièrement dans l’ancienne exploitation, et les moyens mis en œuvre pour la protection  des  mineurs, nous pouvons nous référer à des études, des écrits, des récits.   

       * Dans les galeries, lors de forages ou de minage, aucune protection contre les poussières n’était mise en œuvre puisque les engins n’étaient pas équipés de cabines.  Dans la salle de concassage creusée dans la roche,  trois concasseurs   fonctionnaient de manière continue vingt quatre heures sur vingt quatre, le travail s’effectuant en trois huit. Les morceaux de roches  passaient ainsi de trente centimètres de diamètre à un maximum de  huit millimètres. 

      * La protection contre les poussières était tout à fait rudimentaire et pas toujours respectée. Seule la salle de concassage était équipée d’une ventilation plutôt en mauvais état souvent coupée l’hiver car l’air venant de l’extérieur dans cette zone de montagne, était glacial. Les pissettes d’abattage des poussières   n’étaient pas toujours en fonctionnement, les mineurs retiraient fréquemment les petits masques papier qui leur protégeaient la bouche et le nez  car ils les génaient.     

 Nous ne pouvons imaginer revenir à ces méthodes  mais nous refusons de croire qu’en quarante ans,  des progrès en matière de prévention et de protection n’on pas eu lieu. Que penser alors des désamianteurs, confrontés au quotidien à la présence d’amiante dans les différents chantiers ? Que penser des entreprises forant des tunnels routiers ?  De nos jours, dans les galeries, les foreuses, pelleteuses, ou autres engins, sont pourvus de cabines pressurisées  pour empêcher l’entrée de poussières. Les trois concasseurs précédemment décrits, sont remplacés par de nouveaux totalement hermétiques.

 

- Pour ce qui est des maladies respiratoires développées dans l’ancienne exploitation, Mme Thebaud-Mony, chercheure en santé publique et fortement impliquée dans le soutien aux opposants au PER, se réfère à des travaux de recherche qu’elle a réalisés dans les années 1980. Pourtant, nous ne pouvons omettre des faits réels, non relevés par cette chercheure (qui n’est ni médecin, ni géologue), et soulever certaines interrogations.

      * L’essentiel des mineurs venaient d’autres mines françaises et d’Afrique du Nord. Mines de fer, de charbon, de plomb, de zinc et CEA (mines d’uranium). Un certain nombre avait déjà travaillé entre dix et quinze ans, on peut tout à fait imaginer qu’ils avaient donc été exposés à de nombreuses poussières. D’ailleurs, Mme Thebaud-Mony, note dans son rapport de 2015 page 7 , qu’un décès du à un cancer broncho-pulmonaire, est en relation avec une exposition antérieure à la radioactivité dans une mine d’uranium.

      * Pourquoi Mme Thebaud-Mony qui a eu accès aux dossiers médicaux des malades, ne fait elle jamais référence aux visites médicales d’embauche qui existaient déjà à l’époque ? Ne les a-t-elle pas ? Ou bien les radio pulmonaires révélaient-elles déjà des problèmes pulmonaires comme celles de Mr K embauché avec 30% d’invalidité suite à quinze ans de travail au HBNPC (Houillères du Pas de Calais) comme indiqué dans le dossier  Collectif Maladies et Risques Professionnels du centre Universitaire de Jussieu en date du 18/05/1986 4ème page.

Pour nous, cette démonstration n’étant basée que sur un échantillon d’une centaine de personnes alors que ce sont plus de 600 employés qui ont travaillé sur le site entre 1965 et 1986 (BRGM et SMA confondus), manque en plus de rigueur. Peut-on émettre des conclusions sur l’évolution de la santé de personnes dont il est nullement prouvé qu’elles étaient saines au départ ? On ne le pense pas.

 

Il n’est pas dans notre intention de nier, compte tenu des taux d’empoussièrement dans certaines zones de la précédente exploitation et des conditions précaires de mise en sécurité des mineurs, qu’aucun employé n’a été affecté par l’exercice de son travail. Par contre, nous en avons assez d’entendre et de lire dans certains médias favorables à des opposants systématiques au développement minier en France, de grossières erreurs mises en avant essentiellement pour exacerber des peurs : peur de l’amiante, peur de l’arsenic, peur d’une galerie de recherche surdimensionnée démarrant au centre de village de Salau, de rotations de camions tous les quart d’heurs etc…

A tel point qu’on pourrait se demander à qui profite le crime ? Au comité écologique Ariégeois ? Aux collectifs anti mines nationaux et internationaux qui n’hésitent pas à mélanger ancienne et nouvelle exploitation pour semer le doute dans l’esprit des gens ? Qu’ont-ils fait pendant plus de trente ans pour éradiquer la soit disant gigantesque pollution due aux anciens stériles ? Rien. Que ne luttent-ils pas contre les conditions déplorables d’exploitation du tungstène en Chine par exemple ? Ils préfèrent utiliser ordinateurs et téléphones portables en fermant les yeux. Trop, c’est trop.

Les Couseranais ne sont pas dupes. Ils savent qu’avec la parution du Permis de Recherche au Journal Officiel, ils vont enfin savoir. 

Pourquoi Mr le Maire de Couflens, ancien employé de la SMA (Société Minière d’Anglade) en tant que responsable de l’entretien du matériel et maintenu sur le site après sa fermeture, exerçant son troisième mandat de Maire dans la commune de Couflens n’a-t-il jamais rien dit ? Pourquoi dans certains écrits comme la lettre qu’il a transmise à Mme Royal datée du 25 janvier 2017 , il certifie que les galeries de l’ancienne exploitation sont propres, que tout a été enlevé, qu’il n’y a plus rien et qu’à contrario, dans une lettre ouverte adressée à Mme la Préfète de l’Ariège en date du 28/11/2016 , il explique qu’il reste dans ces mêmes galeries des transformateurs électriques contenant du pyralène, au moins cent fûts pouvant contenir des déchets de traitement, des condensateurs pouvant contenir des produits dangereux ? La véritable peur, ne se situerait-elle pas là ? Peur que l’on sache ? Nous ne nous laisserons pas endormir par de faux arguments, nous voulons savoir, tout savoir.

Nous sommes  en total accord avec le concept « Mine Responsable » et comptons suivre avec la plus grande attention les recherches dans le cadre du comité de suivi technique mis en place par Mme la Préfète de l’Ariège. Maintenant que le PER est paru au Journal Officiel,  nous attendons que  Mme Lajus  nous convoque à la première réunion, puisqu’elle nous a assurés que PPERMS  ferait partie des membres de ce comité.